Slovénie

Piran, la ville côtière au goût d’Italie

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Tantôt Italienne, tantôt Autrichienne, tantôt Yougoslave, Piran est une ville aux multiples influences. Coincée sur un tout petit bout de côte entre l’Italie et la Croatie, c’est pourtant la plus importante station balnéaire du pays. J’avais entendu énormément de bien de cette ville côtière, et j’étais pressée de me faire ma propre idée.

Piran & ses remparts

Nous sommes arrivés en voiture à Piran, souhaitions nous garer au parking Arze. Manque de bol, en ce plein mois d’août, il était complet. Nous avons dû nous rabattre sur une place un peu plus lointaine dans la rue Fiesa. Comptez à peu près 1€ de l’heure pour vous garer à Piran. Et n’essayez pas de contourner cette dépense, car, comme à Bled, les agents tournent très régulièrement.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers les remparts avec impatience. En effet, le plus beau point de vue sur Piran se trouve ici. Passez le petit guichet après vous être acquittés de 2€ par personne, et découvrez les vestiges des fortifications de Piran. On monte dans la première tour jusqu’au sommet, en passant par une belle fenêtre digne des meilleures photos de profil Facebook. Puis tout un chemin permet d’avoir plusieurs points de vue sur la ville et la côte. Il est possible que vous ayez un peu le vertige si vous y êtes sensibles, car les escaliers sont assez raides. Vous redescendrez ensuite par un petit parc, qui vous mènera dans les rues de Piran. Alors, prêts à découvrir d’autres jolis trésors?

Se rendre aux remparts: Obzidje Piran, Ulica IX. korpusa, 6330 Piran

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Piran & sa côte

En redescendant vers le centre de la ville, nous avons longé la côte adriatique. Et si celle-ci ne semble pas aussi belle que chez sa voisine croate, nous n’avons pas étés déçus par sa palette de couleurs. Du turquoise au bleu intense, la Méditerranée dévoile ses profondeurs tellement l’eau y est claire. Passez à l’église Župnijska cerkev sv. Jurija (toujours ces noms à coucher dehors…). En plus de vous offrir un panorama sur l’Adriatique, elle vous donnera une autre perspective sur la ville et ses toits aux couleurs chaudes.

En continuant, la promenade Presernovo Nabrezje dévoile ses nombreux restaurants et surtout sa foule de baigneurs. Pas besoin de plage de sable pour profiter du littoral, les Slovènes se jettent à l’eau depuis les rochers.

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Piran & ses petites rues

Depuis cette promenade, vous pouvez choisir de vous balader sur le front de mer, ou de vous enfoncer dans les ruelles sinueuses de cette capitale côtière. Pour ma part j’ai choisi la deuxième option, car le front de mer me paraissait bien trop mouvementé. On retrouve alors un peu de ce charme à l’italienne que j’aime tellement. Les maisons sont colorées, de jolis détails apparaissent de long des murs, la lumière s’engouffre gracieusement dans les allées. Ici une boutique de savons artisanaux, là-bas un petit café typique. Le charme de Piran réside particulièrement dans ce labyrinthe de chemins selon moi.

Ces petites rues finiront forcément par vous amener à la place Tartini et aux églises qui l’entourent. Beaucoup plus fastueuse, cette place regroupe de nombreux cafés et restaurants. On y mange une glace en admirant les façades colorées.

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Et si cette ambiance vous plaît, dirigez-vous au centre du port pour admirer le coucher de soleil. C’est ensuite le moment idéal pour partir à la recherche d’un bon restaurant. D’ailleurs à ce sujet, si les prix ne sont pas très élevés à Piran, trouver un bon restaurant n’est pas une mince affaire compte tenu de l’activité touristique. Je n’ai qu’un conseil à vous donner: ne mangez pas le long de la promenade, sauf si on vous a recommandé un établissement. Nous n’en gardons pas un souvenir impérissable. Mais nous avons au moins eu le plaisir d’être en bonne compagnie, car c’est ici que nous avons rejoint Roxane et Mathieu, du blog Rokusan. Ce fut une belle soirée, ponctuée par un orage impressionnant!

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Strunjan

Après une nuit mouvementée dans notre tente secouée par les bourrasques, nous avons pris la direction de la réserve naturelle de Strunjan. Je n’ai qu’une seule chose à vous dire: ne vous fiez pas aux photos ultras retouchées de Google. Ça vaut le coup d’y faire un tour si vous restez vraiment longtemps dans la région et ne savez pas quoi faire. Ou si vous avez vraiment besoin de tranquillité pour vous baigner. Mais le paysage en lui-même ne casse pas trois pattes à un canard. Je vous laisse en juger par vous-même.

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Camping Lucija: 14€ par personne, camping bondé en été, parties communes pas forcément très propres. C’est le camping qui nous a le moins plu du séjour.
Seča 204, 6320 Portorož

Piran m’aura laissé un petit goût d’Italie comme j’aime. Entre sa cote aux eaux claires et son dédale de ruelles, j’y ai retrouvé une ambiance agréable. Cependant, aussi sympa soit-elle, ce n’est pas l’étape qui m’aura le plus marqué.

Au risque de paraître un peu difficile, je pense que l’Italie ou la Croatie sont de meilleures destinations pour profiter de la côte ou du charme des villes. La Slovénie reste pour moi une destination qui s’apprécie mieux dans la nature. Que ce soit les plaines agricoles du Sud, les plateaux alpins de Velika Planina, ou le Parc National du Triglav, selon moi la Slovénie tire son épingle du jeu dans ce genre de paysage. Cela reste, bien sûr, un avis totalement personnel.

Et vous, qu’en pensez-vous?

 

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